Tchétchénie: 33 victimes de la purge contre les homosexuels crient au crime contre l'humanité.

 
09 août 2017
Par Florian
Ramzan Kadyrov, le président tchétchène pourrait être jugé pour crime contre l'humanité.

La situation en Tchétchénie ne semble pas prête de s'arranger. En effet, une véritable purge contre les homosexuels a été mise en place par le gouvernement. Si la situation est bien connue, personne ne semble cependant être en mesure de faire quoique ce soit sachant que le régime à l'appui de Moscou et de Vladimir Poutine. Aujourd'hui les langues semblent tout de même se délier. En effet, 33 victimes de cette purge ont décidé de dénoncer ces actes atroces, les qualifiants notamment de crime contre l'humanité : "On nous a obligé à nous allonger par terre, les fesses en l’air, et chaque personne de la cellule devait nous frapper trois fois. Au fil de la semaine, il y avait déjà 18 personnes LGBT détenues ici et torturées. Le plus jeune avait environ 17 ans, et le plus vieux 47. On n’avait pas le droit de se laver. Certains détenus avaient des plaies ouvertes et la cellule commençait à sentir la viande pourrie.".

C'est l'organisation Russian LGBT Network qui a réussi à récupérer quelques témoignages. En effet, l'association luttant en faveur des homosexuels a décidé de rendre un rapport grâce auquel elle pourrait intenter un procès contre Ramzan Kadyrov auprès de la Cour pénale internationale. L'idée étant de mettre fin à cette purge, tout en condamnant le véritable coupable. Il faut dire que les sévices subis par ces hommes sont tout simplement effroyables. L’un d’eux raconte en effet qu’on lui a montré une vidéo d’une victime à qui l’on avait enfilé un "tube creux"dans l’anus, avant d’y introduire un fil barbelé. Une fois le tube enlevé, le fil barbelé était retiré "lentement".